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ACOTHERM

L’ACOTHERM est un label de certification thermique et acoustique des menuiseries intérieures et extérieures. Il est la propriété, notamment de GINGER, du CEBTP, du CSTB…

Ce label couvre aussi bien les caractéristiques des menuiseries, que celles des vitrages. Le classement se fait sur la base d’un indice AC (Acoustique) et TH (Thermique).

Acrotère

L’acrotère est un muret en bord de toit terrasse utilisé pour permettre l’étanchéité. Il est réalisé dans le prolongement des murs de façade. Sa hauteur minimale est de 15 centimètres environ. 

Son rôle est de permettre la pose d’une étanchéité à chaud, et de créer des passages pour l’évacuation des eaux de pluie. Parfois plus élevé, il permet de dissimuler des équipements techniques ou de fixer un garde-corps.

Pour parfaire l’étanchéité des toits terrasse, les acrotères sont recouverts par une couvertine qui empêche les eaux de ruissellement et de rejaillissement de s’introduire derrière les relevés d’étanchéité. En cela elles sont un élément essentiel à la durabilité des toits terrasse.

AEV

L’AEV est un classement de la qualité de l’étanchéité des fenêtres. 

  • le A concerne la résistance à l'air : classes de A1 à A4. 
  • le E concerne l’étanchéité à l'eau : classes de E1 à E9. 
  • le V concerne la résistance au vent : classes de V1 à V5.


Agrégats

Les agrégats sont les éléments minéraux qui entrent dans la composition des bétons ou des mortiers. Ils sont constitués généralement de sable, gravillons et cailloux.

Agrément de perméabilité à l’air

L’agrément de perméabilité à l’air (ou certificat de démarche qualité de l’étanchéité à l’air) est un agrément délivré par le Gouvernement (ou par l’un des organismes accrédités par celui-ci), à une entreprise de construction qui respecte dans l’exercice de son activité, les exigences de la RT 2012 (Réglementation thermique 2012) en matière de perméabilité à l’air.

Effectivement, en matière de construction de maisons individuelles, la RT 2012 rend obligatoire le traitement de la perméabilité à l’air des constructions nouvelles, ceci afin d’améliorer leurs performances thermiques et énergétiques.

Cet agrément valide donc les techniques de construction du professionnel concerné en matière d’étanchéité à l’air 

Allège

L’allège est la partie du mur (intérieur et/ou extérieur) qui est située entre le sol (ou le plancher) et le bas d’une fenêtre (appui de fenêtre).

L’allège désigne également le petit mur d’appui qui peut exister sous les fenêtres et qui servent généralement de décoration. On parle de « hauteur d’allège » à propos de la hauteur qui existe entre le sol fini (le plancher) et l’appui de fenêtre.

Arase

L'arase désigne la couche supérieure d'un ouvrage de maçonnerie (un mur par exemple) qui permet une mise à niveau, et sert de base pour la suite de la construction.

Ainsi, l’arase peut désigner la couche supérieure des fondations sur laquelle seront érigés les murs, ou encore la dernière assise du sommet des murs sur laquelle prendra appui la charpente.

Araser

Araser est le fait de mettre à niveau une surface qui peut être un mur ou tout ouvrage de maçonnerie, en élevant les parties basses à la hauteur de celles qui sont les plus élevées. Araser un mur est donc le fait d’ajouter une couche supérieure au dessus de l’élévation afin d’en garantir une planéité parfaite.

En matière de menuiseries, c’est le fait de réduire à l’épaisseur voulue la partie d’une pièce de bois qui doit s’emboîter.

Argon

L’argon est le gaz placé entre les vitres des fenêtres double et triple vitrage. Il améliore l’isolation et donc les performances thermiques des fenêtres. L’argon a été préféré à l’air, car ses performance son meilleures (il dispose d’un meilleur coefficient de conductivité thermique).

Attestation thermique (Attestation RT 2012)

L’attestation thermique RT 2012 (Attestations de prise en compte de la réglementation thermique), est une attestation établie par un professionnel qualifié (architecte, diagnostiqueur agréé, bureau de contrôle…) qui devra être jointe à l’autorisation d’urbanisme (demande de permis de construire en matière de construction de maison individuelle) en début de travaux ainsi que lors de la déclaration d’achèvement des travaux. Elle atteste du respect de la réglementation thermique en vigueur.

Son objectif est d’encourager l’amélioration de la performance énergétique des bâtiments neufs. 

Bardage

Le bardage (ou parement) est la couche superficielle extérieure visible d’un bâtiment, généralement composée de bois, de métal ou de matériaux composites. On parle de parement pour les revêtement en pierre ou en brique.

Le bardage est réalisé par le couvreur à la différence du parement qui est réalisé par le maçon.

Barrière anti-oxygène (BAO)

La barrière anti-oxygène est une couche technique qui tapisse les tubes PER et qui a pour objectif d’empêcher l’oxygène de s’infiltrer. Ainsi la formation de boues dans les réseaux est limitée ce qui favorise leur longévité.

Bazooka

Le terme de « bazooka » désigne de manière courante une machine-outil permettant de réaliser les bandes de placo.

Béton banché

Le béton banché est un béton coulé dans un coffrage appelé banche, qui lui permet d’épouser différentes formes et procure ainsi une grande liberté de construction. Le coffrage est composé de deux supports verticaux en bois ou en métal.

C’est généralement un béton armé, très utilisé pour bâtir les sous-sols, les rez-de-chaussé et les élévations des immeubles de plusieurs étages.

Béton cellulaire ou Siporex ou Thermopierre

Le béton cellulaire (appelé Siporex ou Thermopierre) est un matériau de construction préfabriqué destiné au gros œuvre. Il est utilisé dans tous les travaux concernant la construction, que ce soit pour les maisons individuelles ou pour les constructions de grande envergure.

Il provient de la combinaison d’eau, de sable, de ciment, de poudre d’aluminium ou de pâte d’aluminium et d’air.

L’un de ses avantages est qu’il ne nécessite pas l’ajout d’un matériaux d’isolation complémentaire (on parle de matériaux à isolation répartie).

Bloc coffrant isolant (BCi)

Le bloc coffrant isolant (BCi) est un bloc constructif ultra léger aux performances isolantes remarquables. Il est composé de P.S.E. (polystyrène expansé) graphité ou non.

Il permet de réaliser une isolation extérieure facilement, sans pont thermique. En matière de mise en oeuvre, une fois la structure montée, il suffit de couler le béton à l’intérieur des blocs pour conclure la réalisation du travail.

Bordereau des prix unitaires (BPU)

Le bordereau des prix unitaires est un document présentant sous forme de tableau le prix unitaire de chacun des produits et éléments de l’ouvrage (on parle d’ouvrage élémentaire), ou des services proposés par un professionnel de la construction à son client. Il détaile les prix pratiqués et facilite ainsi leur comparaison.

Brique alvéolaire ou Brique monomur

La brique alvéolaire ou brique monomur est une brique de construction alvéolée ayant des performances isolante réputées meilleures que les parpaing traditionnel.

Plus précisément, la brique monomur est un système permettant de réaliser les murs en une seule matière. On l’oppose ainsi au systèmes dits « composés » comme le parpaing qui nécessite le recours à un isolant et à des plaques de plâtre.

Brise roche hydraulique (BRH)

Le brise roche hydraulique (BRH) est un outil généralement connecté à l'extrémité du bras articulé d'une pelleteuse, qui permet l'abattage minier, l’abattage de roche ou la destruction d'obstacles durs (bétons principalement).

Concrètement, il agit à la manière d'un marteau-piqueur de grande taille. Les entreprises de gros-oeuvre y ont recours lorsque pour couler des fondations il est nécessaire de creuser un sol rocheux.

Son prix est généralement facturé à la journée par des entreprises spécialisées dans la location d’équipements et outils de chantier.

BT01 (Indice général du bâtiment)

L’indice BT01 est un indice générale permet de suivre l’évolution des prix dans le temps de tous les corps d’état.

En pratique, il est notamment utilisé en matière de CCMI, ou de VEFA pour permettre au constructeur et au promoteur de faire évoluer le prix de la construction en cours de chantier, en fonction de l’évolution du prix des matière premières. Une telle évolution du prix peut aussi avoir lieu entre l’établissement du devis et sa signature si quelques mois se sont écoulés.

Une telle clause d’évolution du prix en cours de contrat est donc encadrée par la loi (article L 231-11 et L 261-11-1 du code de la construction et de l’habitation) faisant de son recours une obligation quant une clause d’évolution du prix est insérée dans un contrat de construction. 

Bureau d’étude (BE) ou Bureau d’étude technique (BET)

Un bureau d’étude, en matière de construction, est généralement un cabinet privé indépendant qui réalise des expertises à caractère scientifique et/ou technique sous la responsabilité d'un ingénieur qualifié. Ces expertises peuvent recouvrir toute sortes de spécialité, et relever d’un simple état des lieux à une analyse approfondie de la conception d’un ouvrage ou de sa réalisation.

Les bureaux d’étude peuvent avoir également un rôle d’assistant et de conseil. Leurs services peuvent être nécessaires dans certaines circonstances particulières : recherche d’une solution technique, expertise pour un conflit naissant ou en cours…

À titre d’exemple, un bureau d’étude géotechnique réalise des études de sol et recommande les dispositions à prendre en matière de fondation (leur profondeur notamment). Autre exemple, un bureau d’étude thermique qui sera amené à réaliser une étude quant au respect de la RT 2012 afin de lui délivrer une attestation obligatoire.

Bureau d’étude thermique (BET)

Un bureau d’étude thermique est un bureau d’étude spécialisé dans les études dites « thermiques », c’est à dire ayant pour objectif de faire un état des lieux, ou préconiser des solutions d’amélioration des performances énergétiques d’un bâtiment. En pratique, l’expertise de ce type de BET peut toucher à l’audit énergétique, à la délivrance d’attestations obligatoires (RT 2012), ou encore à la réalisation de simulation pour le bon dimensionnement des installations et équipements…

En matière de construction de maisons individuelles, les bureaux d’étude thermiques seront essentiellement chargés de réaliser les tests et contrôles permettant la délivrance de l’attestation de prise en compte de la réglementation thermique 2012.

Calepinage

Le calepinage est la représentation de la disposition d’éléments de forme différentes afin d’en simuler le positionnement. La technique du calepinage est très utilisée pour la planification des travaux de carrelage ou de couvertures… En matière de charpente par exemple, le calepinage permet de calculer le nombre de pièces nécessaires à la réalisation des travaux (nombre de chevrons, de lames de bardages…).

En matière de construction de maisons individuelles, les dimensionnements étant relativement simples, le calepinage n’est généralement pas nécessaire. 

CEKAL

La CEKAL est une association (loi de 1901) qui accorde la certification de la qualité du double vitrage isolant d’une menuiserie, et ce, pour une période allant jusqu’à 10 ans. La certification concerne les performances thermiques, acoustiques, de sécurité et de durabilité.

Les exigences du label Cekal sont réputées plus élevées que celles du niveau réglementaire (En la matière il s’agit de la norme européenne EN 1279)

Chape

La chape est une couche de mortier (mélange de sable, de ciment et de chaux) qui est appliquée sur le sol. Elle permet d’aplanir et niveler le sol après installation de gaines, de câbles, ou d’un plancher chauffant. Elle est généralement réalisée directement sur la dalle en béton, mais peut parfois être posée sur un feutre ou un isolant (on parle alors de chape flottante). Rendue plate et homogène, elle servira ensuite de support pour le revêtement de sol comme du carrelage ou du parquet.

Conducteur de travaux (CDT)

Le conducteur de travaux est le professionnel responsable du suivi, du contrôle et de la coordination de tous les intervenants (artisans, techniciens, maçons, manoeuvres…) sur un chantier. En matière de maisons individuelles, il n’est pas toujours présents car il est souvent responsables de plusieurs chantiers simultanément. Il s’assure en particulier des bonnes conditions de travail et du respect des délais.

Vous pouvez vous adresser à lui pour toutes questions d’ordre techniques, logistique et organisationnelles relatives à votre chantier.

Couvertine

La couvertine (ou « couvre-mur ») est un élément d’étanchéité et de protection de la partie supérieure d’un muret, d’un pignon ou d’un acrotère. Elle peut être conçue en divers matériaux : pierre, terre cuite, acier laqué, zinc, cuivre, aluminium, plomb…

Dans le cas où elle est posée en surplomb d’un acrotère (petits murets en bordure de toit-terrasse), elle empêche les eaux de ruissellement et de rejaillissement de s’introduire derrière les relevés d’étanchéité. En cela elle est un élément essentiel à la durabilité des toits terrasse.

Décapage

Le décapage (ou décaissement) est une étape du terrassement qui consiste à ôter la couche superficielle de terre sur une épaisseur de 10cm à 40cm. La couche superficielle étant constituée de petits végétaux et de déchets organiques elle est considérée comme instable. Cette opération est réalisée par le terrassier à l’aide d’une pelle mécanique.

La terre retirée est une terre généralement de bonne qualité (on parle de terre végétale) qui pourra être réutilisée par ailleurs pour un espace vert ou des plantations.

Déclaration Réglementaire d'Ouverture de Chantier (DROC)

La Déclaration Réglementaire d'Ouverture de Chantier est un document que le Maître d’ouvrage a l’obligation de déclarer à la Mairie à la date du commencent effectif de ses travaux ou aménagements. Elle doit obligatoirement être faite dès l'ouverture du chantier. Cette déclaration fait partie du dossier d’autorisation de permis de construire. En pratique, le maître d’ouvrage devra également la faire parvenir à sa banque pour l’avertir de la nécessité imminente de déblocages de fonds.

Étanchéité à l'air

L’étanchéité à l’air (ou imperméabilité à l’air) permet de caractériser la sensibilité d’un bâtiment aux infiltrations ou fuites d’air parasites de l’enveloppe d'un bâtiment.

L’étanchéité à l’air est une données capitale pour le respect de la Réglementation thermique 2012 (RT 2012). 

Géotextile (ou Bidim)

Le géotextile (improprement appelé Bidim), est un tissus technique généralement composé de matériaux synthétiques, qui est utilisé en génie civil, mais aussi en agriculture.

Le géotextile a comme propriété principale de laisser passer l’eau. Des géotextiles biodégradables ou écologiques existent également (exemple la toile de jute) et servent à la végétalisation de talus par exemple.

En matière de construction de maisons individuelles, il peut être utilisé pour la création d’allées ou de chemins d’accès.

Hauteur d’allège

La hauteur d’allège est la hauteur qui existe entre le sol fini (le plancher) et l’appui de fenêtre. Cette mesure permet au menuisier de positionner les fenêtres à la bonne hauteur.

Les baies vitrées et portes fenêtres ont une hauteur d’allège de quelques centimètres. En revanche, pour les fenêtres classiques comme celles des chambres, elle est de 90 cm minimum (cette hauteur minimale est notamment justifiée pour des raisons de sécurité). En ce qui concerne la cuisine, et afin de prendre en compte la hauteur du plan de travail, la hauteur d’allège est plus importante, environ 120cm.

Attention, l’article R 111-15 du Code de la construction et de l’habitation (CCH) impose que les fenêtres situées à l’étage respectent une certaine hauteur (90cm), à moins d’y prévoir une protection (garde corps par exemple).

Hors d’air

Le hors d’air correspond à l’étape de la construction à laquelle la maison est mise à l’abri de l’air (vent, air extérieur…). Autrement dit, ont été réalisées l’ensemble des travaux de gros oeuvre jusqu’à la toiture et la couverture (hors d’eau), ainsi que le positionnement des menuiseries extérieures (portes, baies vitrées et fenêtres).

L’étape suivante est le démarrage des travaux de second-oeuvre et d’aménagement intérieur (plomberie, électricité, cloisons, sol, peinture…).

Hors d’eau

Le hors d’eau correspond à l’étape de la construction à laquelle la maison est mise à l’abri de la pluie (eau). Autrement dit, ont été réalisées l’ensemble des travaux de gros oeuvre jusqu’à la toiture et la couverture.

L’étape suivante est la mise hors d’air, c’est à dire le positionnement des menuiseries extérieures (portes, baies vitrées et fenêtres) afin d’assurer l’imperméabilité à l’air de la maison.

Hors d’eau/Hors d’air (HEHA)

Le hors d’eau/hors d’air correspond à l’étape de la construction à laquelle la maison est mise à l’abri de la pluie et de l’air. Autrement dit, ont été réalisées l’ensemble des travaux de gros oeuvre jusqu’à la toiture et la couverture (hors d’eau), ainsi que le positionnement des menuiseries extérieures (portes, baies vitrées et fenêtres) qui correspond au hors d’air.

C’est à partir du hors d’eau/hors d’air que les travaux de second-oeuvre et d’aménagement intérieur peuvent démarrer en toute sécurité. 

Joint de Dilatation (JD)

Le joint de dilatation (JD ou compensateur de dilatation) est un joint, c’est à dire une matière qui assure l’étanchéité et/ou la liaison entre deux éléments. Il a pour fonction essentielle d’absorber les variations de dimensions des matériaux d’une structure sous l’effet des changements de température ou de légers mouvements.

Les joints de dilatation sont essentiellement utilisés pour les maçonneries de grandes tailles afin d’éviter les fissures ou pour les constructions mitoyennes par exemple.

Linteau

Le linteau est un élément constructif placé au dessus d’une ouverture (fenêtre, baie…) qui permet de soutenir les matériaux de maçonnerie situés au dessus. Il forme donc la partie haute de l’ouverture d’une paroi.

Les linteaux peuvent être monobloc (pièce unique en bois, ou acier par exemple) ou en maçonnerie. Le plus souvent en pierre, ils peuvent aussi être réalisés en béton armé.

Listel

Le listel est un petit carrelage de décoration qui agrémente généralement un carrelage plus homogène. Il est posé horizontalement comme un motif de décoration, rompant avec l’uniformité générale du reste de la surface carrelée.

Le listel peut également être une petite frise en faïence de taille et de couleur différente du reste du carrelage. Il apporte une touche de motifs et d’originalité à une couleur uniforme.

Maître d’ouvrage (MOA)

Le maître d’ouvrage (ou MOA) est la personne commanditaire du projet de construction. Autrement dit, la personne pour laquelle est exécuté un ouvrage. Généralement le propriétaire du terrain sur lequel les travaux sont entrepris. 

Le maître d’ouvrage finance l’opération en payant lui-même les intervenants à la construction.

En matière de construction de maison individuelle, le maître d’ouvrage est le particulier qui fait construire. Pour construire, il a généralement recours à des artisans, un constructeur, un architecte ou un maître d’oeuvre. La situation est différente en matière de vente en l’état futur d’achèvement (VEFA ou « vente sur plan »). En effet, le promoteur demeure le maître d’ouvrage tout au long de l’opération de construction et ce n’est qu’une fois la vente réalisée (à la fin des travaux) que le particulier acquiert la qualité de maître d’ouvrage.

Le maître d’ouvrage dispose du droit d’accès à son chantier.

Oriel (ou Fenêtre en baie ou Fenêtre arquée ou Bow window)

Un oriel est une avancée vers l'extérieure qui peut comprendre de 2 à 6 pans, ayant généralement chacun une ouverture vitrée. On parle de « balcon-serre », quand l'oriel est fermé par une porte intérieure. 

En matière de construction récentes, l'oriel comporte généralement 2 ou 3 pans vitrés, ce qui a pour avantage d’améliorer significativement l’ensoleillement de la pièce.

Parquet contrecollé

Le parquet contrecollé est un parquet constitué de plusieurs couches de matériaux assurant chacun une fonction distincte. Il est généralement composé de 3 couches qui peuvent être décrites ainsi :


  • Le parement : C’est la partie supérieure et visible du parquet. De préférence en bois noble pour donner un aspect similaire à un parquet massif. 
  • L’âme : C’est une couche plus souple d’un bois qui permet de stabiliser l’assemblage et absorber les tensions liées à l’usage du parquet.
  • Le contrebalancement : C’est la couche inférieure du parquet qui assure sa planéité et réduit les ondulations éventuelles.

L’entretien du parquet contrecollé est moins contraignant que celui d’un parquet massif. Attention, sa durabilité est également inférieure en raison de la couche supérieure de bois pure plus fine qui interdit des rénovations trop nombreuses.

Parquet massif

Le parquet massif est un sol composé de frises (ou lames) usinées dans une seule et même pièce de bois. Cette pièce unique est généralement d’un bois noble et de qualité. Le parquet en bois massif est ainsi constitué du même bois sur toute son épaisseur.

La lame (ou frise) de parquet massif est d’une épaisseur comprise entre 10 et 24 mm. 

Son coût est plus élevé que le parquet flottant ou contre collé, mais l’investissement peut se révéler intéressant à long terme au regard de la valeur ajoutée au bien, et de la durabilité de ce sol haut de gamme (ils peuvent être rénovés plusieurs fois à condition de les entretenir convenablement).

Attention, les parquets massif nécessitent un entretien attentif et régulier pour conserver toutes leurs qualités d’esthétique et de durabilité.

Pont thermique

Les ponts thermiques sont des zones de très fortes déperditions de températures qui nuisent aux performances énergétiques des constructions.

Concrètement, en matière de construction de maisons individuelles, les ponts thermiques se situent aux liaisons entre les murs, les planchers, les plafonds, les combles et les ouvertures. Il s’agit généralement d’une zone de discontinuité de l’isolant, d’une changement de géométrie du bâti ou encore d’un changement de matériau.

En France, la réglementation thermique 2012 (RT2012) a imposé des normes strictes en la matière.

Porte affleurante

Les portes affleurantes sont des portes qui ont la particularité de se fondre dans le décor. Elles peuvent être de toute nature (isoplanes ou postformées). Elles peuvent être pivotantes ou battantes. 

Les portes de type post-formées remplissent cependant assez mal cet objectif de discrétion car elles doivent avoir un aspect très similaire aux cloisons. Pour cette raison, les paumelles doivent être invisibles, les chambranles, voire les poignées doivent être absentes. Le modèle isoplane est donc privilégié, même si il est possible d’utiliser une porte moulurée et décorée comme porte affleurante. 

Porte isoplane

Les portes isoplanes sont des portes d’intérieures légères à ossature en bois. Elles sont généralement composées d’un cadre en bois massif, d’une âme alvéolaire et d’une paroi collée en contreplaqué ou en fibre (parement). Les huisseries sont essentiellement en bois ou en métal. 

En principe, les portes isoplanes présentent un aspect extérieur lisse sur les 2 faces qu’il est possible de personnaliser avec originalité à l’aide de moulures, motifs ou panneaux. 

Porte postformée

Les portes postformées sont des portes d’intérieur très courantes car économiques. Réputées être peu couteuses, elles sont fabriquées à partir de matériaux agglomérés et de fibre de bois mis sous presse, avant d’être recouvertes d’une finition en PVC ou en contreplaqué. Généralement, elles présentent un aspect lisse, ou en bois avec des nervures et des moulures de forme droite ou en chapeau de gendarme.

Elles offrent une certaine liberté en terme de personnalisation puisqu’elles peuvent être peintes ou recouvertes de lasure, de patines…

Poutre

La poutre est une longue pièce de béton, de bois ou de métal… qui a pour fonction de soutenir, en position horizontale, des charges placées au dessus d’elle (plancher, charpente, toiture, mezzanine…).

Techniquement, la poutre permet de reporter la charge sur les appuis (colonnes, piliers, murs…) qui la soutiennent. Elle est conçue pour résister à la flexion et dimensionnée en fonction de l’importance de la charge à supporter. 

Une catégorie de poutres très connue est l’IPN (Poutrelle en I à Profil Normal) qui est un type de poutre standardisé à âme pleine en acier en forme de I.

Poutrelle

La poutrelle désigne généralement une petite poutre, d’un matériau quelconque. 

Plus spécifiquement, la poutrelle peut désigner une poutre affectée exclusivement au soutien d’un plancher béton. Dans ce cas, la taille de la poutrelle est dimensionnée et calibrée en fonction de sa longueur et de l’importance des charges qu’elle doit supporter. Elle est constituée d’une ou plusieurs armatures enrobées par du béton. 

Radiateur bitube

Les radiateurs bitubes sont un système de chauffage consistant à chauffer chacun des radiateurs d’un même circuit grâce à la circulation d’un liquide chaud (appelé liquide caloporteur). Le liquide chauffé par une chaudière centrale traverse l’ensemble des radiateurs pour retourner vers la chaudière centrale pour y être de nouveau chauffé. On parle généralement de circuit à boucle fermée.

Les radiateurs bitubes respectent le même principe que les radiateurs monotubes : la circulation d’un liquide caloporteur chauffé par une chaudière centrale. À la différence près, que chaque radiateur est raccordé par un deuxième circuit de sortie. Cette solution en « bi-tube » assure une meilleure régulation du système de chauffage par la pose de thermostats d'ambiance ou de robinets thermostatiques permettant de régler chaque radiateurs.

Très en vogue dans les années 60/70, il a été progressivement abandonné pour des raisons essentiellement esthétiques de canalisations apparentes. Également considéré comme responsable de déperditions importantes de chaleurs, il est aujourd’hui remplacé par des solutions plus efficientes.

Radiateur monotube

Les radiateurs monotubes sont un système de chauffage consistant à chauffer chacun des radiateurs d’un même circuit grâce à la circulation d’un liquide chaud (appelé liquide caloporteur). Le liquide chauffé par une chaudière centrale traverse grâce à une seule et même canalisation l’ensemble des radiateurs pour retourner vers cette chaudière centrale pour y être de nouveau chauffé. On parle généralement de circuit à boucle fermée.

Très en vogue dans les années 60/70, il a été progressivement abandonné pour des raisons essentiellement esthétiques de canalisations apparentes. Également considéré comme responsable de déperditions importantes de chaleurs, il est aujourd’hui remplacé par des solutions plus efficientes.

Robinet thermostatique ou Mitigeur thermostatique

Un robinet thermostatique est une commande manuelle qui permet de régler la puissance d’un équipement de type radiateur, sèche-serviette… en fonction de la température ambiante. En pratique, une limite de température ambiante haute ou basse est déterminée et si la limite en question est dépassée, l’équipement programmé se déclenche ou s’éteint.

Le robinet thermostatique est aujourd’hui une obligation réglementaire sur les installations de chauffage car il permet de faire des économies significatives d’énergie en évitant le phénomène de la surchauffe des logements en l’absence des occupants.

Tènement

Un tènement est, en matière d’immobilier et de construction, un ensemble de maisons et de propriétés mitoyennes, qui se tiennent, voir se touchent. 

D’un point de vu juridique, on parle généralement de tènement pour désigner un ensemble de parcelles ou de constructions contigües appartenant à un même propriétaire ou à une même indivision.

Vide sanitaire (VS)

Le vide sanitaire (VS) est un espace vide entre le sol et le plancher (on parle alors de « plancher VS ») qui permet d’isoler le plancher par rapport au sol. Le vide sanitaire peut être un espace accessible ou non, d’une hauteur comprise entre 20cm et 180cm

Les utilités du vide sanitaire sont multiples :

  • Préserver la construction de l’humidité, et notamment des remontées de nappes phréatiques
  • Limiter l’influence des mouvements de sol ou les tassements de terrain afin d’éviter que la structure du bâtiment ne subisse trop de désagréments
  • Surélever l’habitation afin de la protéger des inondations subites et violentes
  • Permettre d’accéder plus facilement à un espace occupé par des équipements placés sous le plancher et ainsi faciliter la réalisation et la maintenance d’équipements.

En pratique, le vide sanitaire est très fortement recommandé en cas de sol argileux, de terrain en pente (susceptible de subir des ruissellements d’eau pluviale) ou encore de terrain particulièrement humide.

AFNOR (Association Française de Normalisation)

L’Association Française de Normalisation (AFNOR) est une association française reconnue d’utilité publique dont la mission principale est de recenser et élaborer les normes techniques de référence dans tous les secteurs nécessitant l’établissement de règles communes. Pour cela, elle développe des certifications, propose des formations… Créée en 1926, l’AFNOR édite la collection des normes NF (Norme Française). Elle est placée sous la tutelle du ministère chargé de l’Industrie.

En matière de construction par exemple, l’AFNOR doit, à partir des usages et des meilleures pratiques constatées, établir les règles de base qui constitueront ce que les professionnels appellent les « règles de l’art ». Ce processus de transformation de règles pratiques et de savoir-faire en normes écrites est appelé « normalisation ». Son objectif principal est d’harmoniser et unifier les normes professionnelles.

Parmi ses autres missions, l’AFNOR est chargée de représenter la France auprès de l'Organisation internationale de normalisation (ISO) et du Comité européen de normalisation (CEN).

AQC (Agence Qualité Construction)

L’Agence Qualité Construction (AQC) est une association qui vise à mobiliser les acteurs de la construction autour de la qualité de la construction. Son objectif affiché est de « mobiliser pour anticiper, prévenir, éviter les désordres et participer aux progrès collectifs du secteur du bâtiment ». En pratique l’Agence Qualité Construction publie de nombreuses ressources pédagogiques à destination des particuliers et des professionnels. Celles-ci sont disponibles sur son site internet.

Perméabilité à l’air

La perméabilité à l’air (ou étanchéité à l’air) est une caractéristique des bâtiments qui définie la quantité d’air extérieur qui peut entrer dans la maison par différents endroits comme les encadrements de fenêtres, les prises électriques, les joints… Améliorer l’étanchéité à l’air est donc un gage de réduction des besoins en chauffage, sans nuire à la qualité de l’air intérieur.

La perméabilité à l’air est un enjeux majeur pour la consommation d’énergie. Les infiltrations d’air parasite peuvent par exemple, réduire l’efficacité de la ventilation en causant une dégradation de la qualité de l’air et du confort thermique. 

Plancher chauffant

Le plancher chauffant est une méthode de chauffage à basse température des pièces d’une habitation grâce à un réseau de tubes incorporés à la dalle et dans lesquels circule de l’eau chauffée par une chaudière centrale.

Ses avantages sont nombreux : il apporte un réel confort thermique, permet un gain de place en supprimant les équipements de type convecteurs, assure le confort acoustique, et ne nuit pas à la qualité de l’air par le soulèvement de micro-particules de poussières.

Poignée à clef

Une poignée à clef est une poignée de porte classique destinée à être ouverte manuellement à ceci près qu’elle dispose d’une serrure avec clef intégrée à la poignée elle-même, et permettant d’en bloquer l’usage si nécessaire.

Ce type de poignée est généralement utilisée sur des fenêtres sécurisées.

Poignée à condamnation

Une poignée à condamnation est une poignée de porte classique destinée à être ouverte manuellement à ceci près qu’elle dispose d’une commande manuelle permettant de verrouiller la porte. Son avantage principal est celui de pouvoir être débloquée de l’extérieure en cas de problème, à l’aide d’une simple pièce de monnaie ou d’un tournevis.

Ce type de poignée est généralement utilisée pour les portes des sanitaires (WC et salle de bains), afin d’assurer l’intimité de l’usager.

Télérupteur

Le télérupteur est un dispositif de commande d’ouverture et de fermeture d’un circuit électrique. Plus simplement, il est l’interrupteur allumage/arrêt d’un circuit électrique comme celui d’une maison par exemple. 

Température Intérieure Conventionnelle (Tic)

La température intérieure conventionnelle (Tic) est un indicateur permettant, lors de tests thermiques, de mesurer la qualité de l’isolation d’un bâtiment notamment face à des températures chaudes. Le test consiste à mesurer au cours d’une période de 5 jours de forte chaleur la température atteinte dans le bâtiment sans climatisation. 

Cet indicateur a été mis en place afin de réduire l’usage des équipements de climatisation et évaluer ce qu’on peut appeler le « confort d’été ».

La Tic est la 3ème exigence de résultat imposé par la Réglementation Thermique 2012 (RT 2012)

Terrassement

Le terrassement est une étape de la préparation du terrain destiné à accueillir une construction. Ces travaux consistent à enlever la couche superficielle de terre végétale afin de niveler le terrain et éviter de poser les fondations de la future construction sur un sol instable. Ce sont donc des opérations d’aménagement du sol en vue de la réalisation des bases d’un ouvrage. Ces opérations impliquent des travaux de fouille, de transport, d'entassement de terre… et sont généralement réalisés à l’aide d’une pelle-mécanique.

Une fois le terrassement achevé, les fondations peuvent être creusées.

Très Haute Performance Énergétique (THPE)

Le Très Haute Performance Energétique (THPE) est un label visant à indiquer le niveau de performance énergétique d’un bâtiment. Ce label a été créé sur la base des niveaux de performance de la RT 2005 en imposant des consommations conventionnelles d’énergie primaire inférieures d’au moins 20% à cette référence. 

La Réglementation Thermique 2012 a significativement augmenté les exigences en la matière. Ainsi, le label THPE RT 2012, remplace les anciens niveaux d’exigence de la RT 2005 par les nouveaux. Pour être labellisé « THPE RT 2012 », un bâtiment devra offrir des performances énergétiques 20% meilleures aux références de la RT 2012.

Ventilation Mécanique Contrôlée (VMC)

La Ventilation Mécanique Contrôlée (VMC) est un élément d’équipement qui assure le renouvellement de l’air à l’intérieur des pièces d’une maison ou d’un bâtiment en général. La VMC est d’autant plus utile dans les pièces humides telles que la salle de bain ou les sanitaires, ainsi que les pièces nécessitant une évacuation des odeurs comme la cuisine. 

Les VMC nécessitent un entretien régulier en fonction de leur ancienneté et des prescriptions du fabricant. Il est particulièrement important d’être attentif aux entrées d’air, bouches d’extraction, et au dépoussiérage du groupe d’extraction.

Watt

Le watt est l’unité de mesure internationale de la puissance énergétique. Tous les appareils électriques disposent d’une puissance maximale mesurée en watts.

C’est sur la base de cette unité qu’est mesurée la consommation électrique. Cependant, cette consommation n’est pas mesurée en Watts, mais en Wattheure (Wh).

En matière de maisons individuelles, la Réglementation thermique 2012 (RT 2012) limite la consommation maximale des maisons à des niveaux compris entre 40 et 65 kWh/m2/an selon les régions.

Affouillement

L’affouillement désigne généralement le creusement volontaire d’un sol, généralement à l’aide d’une pelle mécanique, dans le but de réaliser des travaux sur un terrain. 

Exemple : le creusement des fondations pour une maison individuelle ou une piscine.

L’affouillement peut aussi désigner le phénomène d’érosion du sol causé par les courants d’eau. À titre d’exemple, les eaux de ruissellement en surface ou liées aux nappes phréatiques en sous-sol peuvent être responsables d’affouillements dangereux à proximité des fondations d’une construction. 

Bureau de Contrôle (BC)

Le bureau de contrôle est une entreprise à laquelle un maître d’ouvrage ou un maître d’oeuvre a recours afin d’être assisté dans la validation de la conformité des solutions proposées par les intervenants à la construction (Bureau d’étude structure, entreprise de gros-oeuvre…). Il peut intervenir en amont dès l’élaboration du projet comme en aval en participant par exemple aux opérations de réception de l’ouvrage.

L’importance du rôle des bureaux de contrôle dans les opérations de construction a grandit ces dernières années. Notamment en raison de l’augmentation du nombre et de la rigueur des normes de construction à respecter.

Existe-il des différences de prix dans la construction entre les régions ?

Oui, il existe effectivement des différences de prix entre les régions. Plus précisément, la différence de prix la plus remarquable est celle entre l’île-de-France et le reste du territoire. Les prix pratiqués en région parisienne sont souvent plus élevés que ceux qui existe en « province » d’environ 20% à 30%. Ceci s’explique essentiellement pour des raisons logistiques : les entreprises basées à Paris ont des frais de déplacement bien supérieurs à celle qui exercent dans des zones moins urbanisées où les temps de déplacement sont aussi réduits. À ces coûts « structurels » supplémentaires s’ajoutent des prix de base supérieurs pratiqués par les fournisseurs de matériaux qui profitent également du pouvoir d’achat plus élevé de la population locale pour « gonfler » quelque peu leurs prix.

Restez vigilants néanmoins, ces différences de prix peuvent atteindre 20% à 30%, mais au delà, elle devront être justifiées par des circonstances particulières : un chantier réellement difficile d’accès, des constructions mitoyennes anciennes et sensibles… Bref ! Gardez à l’esprit que toute tarification étonnamment haute devra trouver une réelle justification et pourra parfaitement faire l’objet d’une négociation. De ce point de vu, faites jouer la concurrence 😉.

À partir de quand puis-je réaliser un chemin d’accès sur ma parcelle ?

Nous parlons bien ici du chemin d’accès propre et esthétique pour votre véhicule et pour les piétons. 

En pratique, les plus gros engins de chantiers sont utilisés durant les phases dites de gros-oeuvre. C’est à dire de terrassement, maçonnerie, charpente, couverture et menuiseries extérieures. Ces opérations nécessitent l’intervention d’engins de chantier importants et de camions de livraison de matériaux qui pourraient endommager vos aménagements extérieurs. Nous vous recommandons, pour le début du chantier, de prévoir un accès pour les engins afin qu’ils ne circulant pas sur tout le terrain, et une fois ces opérations terminées (équivalent du hors d’eau/hors d’air) de vous préoccuper de tout l’aménagement extérieur, dont les espaces verts et le chemin d’accès 😉. 

Quel est le coût d’utilisation d’un brise roche (BRH) ?

Le BRH (Brise roche hydraulique) est un équipement spécial utilisé lors des opérations de terrassement et de creusement des fondations. Son recours est nécessaire si l’étude de sol réalisée préalablement a démontré la présence de roche dans le sol. Cette roche peut constituer la totalité du sol, ou se présenter sous la forme de blocs d’une taille importante qu’il est nécessaire de briser. Le BRH fonctionne comme un marteau-piqueur positionné au bout du bras d’un engin de chantier.

L’utilisation du BRH est généralement facturé à la durée d’utilisation (journée, demi-journée ou heure). Effectivement, peu d’entreprises du bâtiment sont équipées d’un tel matériel particulièrement onéreux et finalement utilisé trop rarement pour être un investissement rentable. Il est donc loué à des fournisseurs d’équipements de chantier.

Ainsi, son coût dépendra essentiellement de la durée de son utilisation. Cette durée est elle-même fonction de la quantité de roche qu’il faudra extraire et qui nécessitera un temps de travail plus ou moins important.

Concrètement, la journée d’usage d’un BRH est facturée de 600 à 800€ HT. Et la durée nécessaire au creusement des fondations d’une maison d’environ 100m2 sur un sol entièrement composé de roche est de 2 à 3 jours. La durée d’utilisation est inférieures quand le sol est composé essentiellement de terre et de quelques blocs de roche épars. 

Attention cependant, un dernier facteur entre en jeu, celui de la nature de la roche présente. Certaines roches particulièrement friables sont très difficile à retirer du sol car elles se fragmentent en toutes petites portions. D’autres types de roche au contraire partent par « plaques » et se retirent plus aisément par blocs entiers à l’aide d’un tractopel.

Dès que vous obtenez les résultats de l’étude de sol, vous devez immédiatement avertir l’entreprise en charge du gros-oeuvre afin que celle-ci prenne ses dispositions et vous chiffre précisément le coût de l’intervention.

Quel est le prix d’une étude de sol ?

L’étude de sol est fondamentale pour dimensionner la profondeur des fondations de votre future maison. Rendue de fait obligatoire par les banques (qui l’exigent généralement pour l’octroie d’un prêt) et par les assurances (pour la souscription à une assurance décennale), elle sera aussi nécessaire en cas d’installation d’un équipement d’assainissement individuel.

Le prix d’une étude de sol est fonction de nombreux éléments liés essentiellement à l’accessibilité du terrain, la surface d’emprise de la future construction, le nombre de forages… Son prix oscille entre 1 000€ et 3 000 € pour les projets les plus complexes. Prenez le temps de faire faire des devis à plusieurs bureaux d’études, à comparer les prix et les méthodes d’exécution. Le rapport final devra exposer la méthode d’échantillonnage, les résultats des analyses et les préconisations spécifiques à votre projet.

En matière de construction de maison individuelle, le type d’étude de sol recommandé est une étude dite G2 AVP. 

Quel type d’étude de sol dois-je réaliser pour faire construire ma maison ?

L’ensemble de la réglementation professionnelle applicable aux études géotechniques est codifiée au sein de la Norme NF P 94-500. Cette norme décrit notamment les différentes missions d’un bureau d’étude géotechnique.

En matière de construction de maison individuelle la mission la plus appropriée est appelée mission G2 AVP (anciennement nommée mission G12). 

Cette mission comprend : 

  • Étude cartographique du terrain pour identifier le contexte géotechnique général
  • Relevés d’échantillons sur place à l’aide de forages et leur analyse en laboratoire
  • La formulation de préconisations spécifiques relativement à l’ouvrage qu’il est projeté de faire construire

Attention, en matière de maisons individuelle, en plus de la mission G2 qui a donc lieu avant le démarrage du chantier, la mission G5 pourra aussi être pertinente mais cette fois-ci après la réception de la maison (fin des travaux) pour expertiser et diagnostiquer une construction présentant des désordres que l’on souhaite évaluer ou rectifier.

Est-il possible d'utiliser l’étude de sol fournie par le lotisseur ?

Le lotisseur est un professionnel de l’aménagement foncier dont le métier est de transformer des terrains bruts en terrains prêts à recevoir la construction d’une maison individuelle ou d’une autre projet de construction. Pour ce faire, il entreprend sur les terrains concernés les travaux de viabilisation et d’aménagement nécessaires tels que les raccordements aux réseaux publics, l’aménagement des trottoirs, le positionnement des compteurs…

Avant de commencer les travaux de transformation, le lotisseur va être amené à réaliser une étude de sol pour évaluer la capacité des terrains à recevoir une construction future. Cette étude est donc relativement sommaire en ce sens qu’elle a uniquement pour objectif d’évaluer la simple « faisabilité ». En effet, pour pouvoir rentabiliser son investissement le lotisseur doit être certain que des projets de construction pourront être réalisés. Dans le cas contraire il ne pourrait pas vendre les terrains qu’il a « lotis ». L’objectif des études géotechniques n’est donc pas à ce stade d’évaluer individuellement pour chacune des constructions qui seront érigées sur chacune des parcelles, les mesures à prendre en terme de profondeurs de fondation par exemple. L’étude que le lotisseur fournira sera donc limitée, et ne proposera pas de préconisations spécifiques. Dans ce cas, une étude de sol de type G2 AVP spécifique au projet, avec un ou plusieurs forages réalisés précisément sur la zone d’implantation de la future maison et exprimant des préconisations spécifique sera nécessaire.

Attention cependant, de plus en plus de lotisseurs proposent à la vente des terrains avec une étude de sol spécifique fournie. Ce geste commercial est particulièrement appréciable et permettra avant l’achat d’avoir une idée des coûts supplémentaires à prévoir. Vous remarquerez à ce stade, qu’en pratique peu de vendeurs de terrains fournissent une étude de sol, c’est donc souvent un achat « à l’aveugle »… La fourniture d’une étude de sol spécifique à la vente du terrain aura néanmoins un impact significatif sur le prix de vente.